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Quitter l’OTAN : l’idée fait son chemin

20/09/2021

ARTICLE. Faut-il quitter l’OTAN ? Alors que la crise diplomatique entre Paris, Canberra, Washington et Londres n’est pas près de se tasser, la question est (enfin) posée par l’opposition. Les présidentielles approchant, le monde politique a-t-il fini par se rendre compte de l’importance de la souveraineté nationale ?

Quitter l’OTAN :  l’idée fait son chemin


La France n’envisage pas encore de quitter l’OTAN. Du côté de l’exécutif, on temporise, et on semble éviter soigneusement les sujets qui fâchent. Samedi 18 septembre sur France 2, Jean-Yves le Drian considérait d’ailleurs que « ce qui vient de se passer » ne devrait pas peser sur les nouvelles orientations de l’OTAN. Une manière de se positionner sur ce sujet brûlant, sans trop se mouiller. L’opposition, de son côté, est vent debout contre l’organisation américaine. Marine Le Pen (RN), Jean Luc Mélenchon (LFI), Arnaud Montebourg (l’Engagement), Fabien Roussel (PCF), et même Xavier Bertrand (divers droites) : bien des candidats déclarés y sont allés de leur petit commentaire, interrogeant la pertinence d’une présence française dans l’OTAN – ou, au moins, proposant de réévaluer ladite présence à la lumière de la brutalité de l’administration Biden.

« La France n’a pas vocation à être traitée comme un valet des Américains ».

Dimanche sur Europe 1, Jordan Bardella (RN) a appelé à quitter l’OTAN, tout comme Fabien Roussel le même jour sur France Inter. Invité samedi par Laurent Ruquier, Arnaud Montebourg a quant à lui posé la question du maintien dans l’OTAN, actant que la France devait « reprendre le chemin de la diplomatie du non-alignement et de la troisième voie du Général de Gaulle ». Quant à Xavier Bertrand, il a appelé ce dimanche au “Grand Jury” sur RTL, LCI et Le Figaro, à organiser « un sommet extraordinaire de l’Otan », considérant qu’il était temps de « savoir si, pour les Américains, nous comptons aussi, ou si nous sommes en deuxième division ». Ajoutant que « la France n’a pas vocation à être traitée comme un valet des Américains ». 

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