Allons-nous vers une nouvelle révolution sexuelle ?
CONTRIBUTION / OPINION. Entre recul des rapports charnels, déconstruction des genres et méfiance entre les sexes, une nouvelle norme émerge : celle d’un désir mis à distance, sous l’influence d’une idéologie qui redéfinit l’intime. Bouleversement anthropologique à l'horizon ?
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Un phénomène discret, mais désormais solidement ancré, traverse nos sociétés : la transformation du rapport à l’intime. Baisse de la sexualité — y compris au sein des couples —, émergence de discours revendiquant l’amour sans sexe, ou avec une sexualité minimale, déplacement de la sexualité vers des formes solitaires : autant de manifestations d’une même dynamique, celle d’une mise à distance croissante du corps et du désir. Ces transformations sont le plus souvent mises en relation avec la fatigue, le stress, la charge mentale ou encore les contraintes propres aux modes de vie contemporains, du moins pour ce qui concerne le recul de la sexualité partagée. Mais ces facteurs suffisent-ils à expliquer ce glissement qui touche non seulement les pratiques, mais aussi la manière dont l’intime est représenté et pensé ?
Une autre lecture mérite d’être envisagée. Celle d’une cohérence plus large, inscrite dans le cadre d’une révolution culturelle en cours, dont le wokisme constitue le principal moteur idéologique. Une dynamique qui agit en profondeur sur les normes, les valeurs et les représentations, jusqu’à bousculer nos repères anthropologiques. Allons-nous assister à l’émergence progressive d’une révolution sexuelle d’une ampleur comparable à celle des années 1970, mais engagée cette fois dans un mouvement inverse ?
Les données institutionnelles disponibles attestent d’un recul net de la sexualité dans les sociétés occidentales. L’enquête CSF menée par l’Inserm et l’INED montre qu’entre 1992 et 2023, la part de personnes déclarant avoir eu des rapports sexuels au cours de l’année a diminué d’environ dix points, chez les hommes comme chez les femmes. Cette évolution s’accompagne d’un recul de la fréquence des rapports, y compris au sein des couples. Les enquêtes de l’IFOP confirment cette tendance, notamment chez les jeunes générations, avec une progression marquée des situations de faible ou d’absence d’activité sexuelle déclarée. Dans cette lecture alternative, il semble tout...
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