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Le marxisme, matrice contemporaine de l’intolérance ? (Partie 2)

OPINION. Après avoir développé l’idée selon laquelle le marxisme serait consubstantiellement intolérant, notre lecteur explique dans cette seconde partie le caractère matriciel de cette intolérance, qui imprègne les idéologies post-modernes.

Première partie à lire ici

Le marxisme, matrice contemporaine de l’intolérance ? (Partie 2)


La théorie du racisme systémique considère que la moindre différence de traitement (démontrée ou non) entre des communautés découpées artificiellement en fonction d’un biais idéologique (d’un côté les blancs, de l’autre les noirs et autres minorités) serait le reflet d’une société structurellement raciste. La communauté blanche ferait preuve de « daltonisme racial » : incapable de reconnaître qu’elle bénéficie pleinement d’un système qu’elle a elle-même créé (le « privilège blanc »), elle est vouée à nier l’existence du racisme systémique. Ainsi, être catégorisé « blanc » serait moins lié à la couleur de la peau qu’au bénéfice d’avantages économiques, sociaux et politiques dont seraient privées les minorités opprimées.

Tous les ingrédients de l’intolérance marxiste se retrouvent dans la recette du racisme systémique. Comme les bourgeois, les blancs ne peuvent se départir de leur pensée de classe. Ils sont donc tous intrinsèquement racistes, même en l’absence de tout comportement raciste, et même s’ils peuvent occasionnellement montrer leur soutien aux minorités opprimées. Peu importe le discours tenu par un blanc, car ses intentions réelles sont toujours racistes et visent à protéger ses intérêts de classe. Ses arguments doivent donc être disqualifiés avant débat. Comme le bourgeois, le blanc nie la domination de sa classe ; et c’est cette négation qui démontre l’existence du racisme systémique. Comme la bourgeoisie, la classe blanche — sa représentation mentale, dans la version la plus médiatique de la théorie — doit être supprimée. Son renversement est le prélude à l’avènement d’une société harmonieuse et délivrée de tout racisme.

Intuitivement, le danger est perceptible ; le nommer permet de le combattre. Attribuer à un groupe de personnes une façon de penser et réputer que les membres dudit groupe pensent nécessairement de cette façon est un paralogisme, c’est-à-dire un raisonnement intrinsèquement fallacieux. Ce que l’économiste Ludwig von Mises appelait...

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