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Mythes et réalités des violences policières

12/06/2020

Le philosophe Yves Michaud réagit aux accusations de violence et de racisme contre la police en huit remarques qui échappent à l’hystérie actuelle sur ce sujet.

Mythes et réalités des violences policières

Beaucoup de choses que l'on sait très bien, excepté nos sociologues islamo-gauchistes (dont certains ont eu des pères fachos bon teint. - ils se reconnaîtront, j'espère...).

1) Les policiers font un métier où la peur est constante. C'est leur métier mais c'est aussi leur quotidien.

2) Cette peur et les dangers qui la causent sont encadrés par des procédures dont toutes ne sont pas claires - et pas non plus utilisables quand la situation dégénère, ce qui est de plus en plus souvent le cas.

3) Dans les très nombreux "territoires perdus de la République" qui sont devenus effectivement des zones de non-droit, la police n'intervient plus ou seulement avec des déploiements de force qui suscitent immédiatement des dénonciations vertueuses, ne serait-ce qu'en raison des images. Les guet-apens sont fréquents.

4) La paix dans ces zones repose sur:

a) l'ordre imposé par les trafiquants de drogue et d'autres « denrées », y compris de filles.

b) les associations généreusement financées par des maires qui veulent avoir la paix. Depuis cinquante ans, beaucoup de "grands frères" sont devenus de vieux et riches" parrains. Quand ils ne sont pas aussi des Frères musulmans tout court.

c) la distribution d'avantages sociaux (apparts, locaux communautaires, cantines, etc.).

Un livre récent Le maire et les barbares (Eve Szeftel, Albin Michel, 2020) a révélé comment la mairie de Drancy, très centre-droit, faisait la part belle à des personnes et associations liées au...n° 2 du Gang des Barbares (martyre d'Ilan Halimi en 2006) bientôt libérable.

Les romans policiers de Norek, qui a été flic dans le 93, décrivent parfaitement tout ça (Code 93, Territoires, Surtension).

5) Les aberrations statutaires en matière de police sont typiques de notre énarchie oligarchique planante:

a) police et gendarmerie en dépit de tous les rapprochements proclamés n'ont toujours pas les mêmes règles d'engagement des armes, pas les mêmes impératifs de service;

b) les critères de performance

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