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Urbanisation du pouvoir et dégradation environnementale : le grand basculement du 20ème siècle

La domination urbaine du pouvoir génère naturellement une pensée environnementale dominante venue des villes, de leurs cercles réduits d’influence et de réflexion. Cette pensée s’impose aux « autres » sur le plan éthique, considérant ce qu’il convient de dire, de penser ou de croire pour notre bien être et celui de notre environnement.

Urbanisation du pouvoir et dégradation environnementale : le grand basculement du 20ème siècle

La lutte contre le changement climatique et la dégradation généralisée de notre environnement sont devenues les grandes et nobles causes de nos représentants politiques. Elles incarnent cette volonté proclamée de sauver la planète pour assurer notre survie collective. La société dans son ensemble est également de plus en plus préoccupée, voire angoissée, par ces problèmes et par leurs impacts multiples sur nos paysages, notre qualité de vie, notre biodiversité, notre eau, nos aliments et in fine sur notre santé. Chaque citoyen, quel que soit son niveau social, est susceptible d'être touché et on pourrait croire que l'effort collectif nécessaire pour y remédier constituerait un facteur prodigieux d'unité, de solidarité nationale et internationale.

Or, si on y regarde d'un peu plus près, on se rend compte que ces difficultés contribuent souvent à renforcer nos divisions, nos divergences et nos ruptures sociétales. De nombreux travaux ont déjà mis en évidence le phénomène de fracture entre les villes et les campagnes, amplifié par la concentration urbaine du pouvoir et de la décision. Historiquement, ce sont les villes qui commandent et plus elles sont grandes, plus elles commandent. L’organisation politique récente du pouvoir tente d’apporter un minimum d’équilibre et de représentativité des « territoires », mais la décentralisation elle-même contribue à récréer une centralité « locale » au bénéfice principal des aires urbaines, des grandes métropoles et de leurs groupements.

La domination urbaine du pouvoir génère naturellement une pensée environnementale dominante venue des villes, de leurs cercles réduits d’influence et de réflexion. Cette pensée s’impose aux « autres » sur le plan éthique, considérant ce qu’il convient de dire, de penser ou de croire pour notre bien être et celui de notre environnement. Elle s’impose également sur le plan juridique à travers la production de normes environnementales de plus en plus contraignantes, en particulier...

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