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Wuambushu : on casse la baraque !

CONTRIBUTION / OPINION. À Mayotte, l'opération de démantèlement des bidonvilles et d'expulsion des immigrés comoriens illégaux se poursuit. Une intervention métropolitaine malvenue, selon notre lecteur.

/2023/05/Mayotte-Wuambushu


Deux milliers d’années et on est encore hier ! le mode opératoire n’a pas changé ! À ceux qui avaient marqué leur porte avec du sang d’agneau, l’Éternel avait promis sa protection. Mais aujourd’hui, il s’est changé en Ange exterminateur, le sinistre de l’Intérieur qui a très bien mal compris la bible, en fait une nouvelle lecture, il la réécrite, c’est son Nouveau Testament.

Pour contraindre les Comoriens à l’exode, sur les linteaux de leurs « bangas », il a fait peindre des croix couleur de sang. Révoltantes pratiques barbares d’une autre époque. L’ensauvagement, il est là, et la violence, toujours intacte. Au nom de la République et de ses « valeurs », il casse les baraques. Les droits de l’homme ne s’appliquent pas aux clandestins. Mais qui sont les clandestins… Et qu’est-ce qui vaut aux Comoriens ce grand Wuambushu ?

1841, lassé des guerres que se livraient les « sultans bagarreurs » de l’archipel, Adriantsoly jette l’éponge, le sultan, échange son île « Maoré » au bon roi Louis Philippe, contre 500 francs, sa protection et l’éducation de ses fils à l’île bourbon.

Plus tard, après avoir essuyé un « oui » franc et massif » de l’archipel entier à la question de son indépendance, l’État colonial persiste et signe : « Puisque les Comoriens n’en veulent pas, c’est aux côtés de Mayotte que la France demeurera… » Il n’y eut pas d’alinéa trois, pas d’article 49. Aucun risque. Colons, planteurs-parfumeurs et « obligés » s’étaient déjà prononcés pour une Mayotte à la française. Et de bricoler un référendum à la carte, rien que pour elle…

Sans surprise, la République ressortit gagnante de ce conflit de loyauté. C’est exactement comme ça que cela s’est passé, qui n’était ni légitime ni constitutionnel ! L’ONU et la communauté internationale n’ont eu de cesse de condamner cet éhonté et fratricide référendum de 1976 qui organisait la zizanie des frères riverains, ils avaient...

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