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Absentéisme chez les enseignants : des parents réclament 16 500 euros à l’État

ARTICLE. Une quinzaine de parents d’élèves d’un lycée d’Indre-et-Loire exigent une compensation pour une soixantaine d’heures de cours non assurée. Le « pacte » du ministère de l’Éducation nationale suffira-t-il à régler le problème de l’absentéisme ?

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Emmanuel Macron l’a promis à la télévision le 22 mars 2023 : « Je veux qu’on puisse remplacer du jour au lendemain les professeurs dans les classes des élèves ». Preuve en est que le sujet est d’actualité, une quinzaine de parents d’élèves réclament 16 000 euros à l’État pour compenser la perte d’une soixantaine d’heures de cours de français que subissent 70 élèves de seconde. Depuis la fin, de l’année 2022, le professeur de français du lycée Vinci à Amboise (Indre-et-Loire) est absent.

Lassés, les parents exigent un dédommagement symbolique, estimé à 10 euros par heures de cours non effectuée et à 500 euros par famille pour le préjudice moral ainsi que le remboursement de frais éventuels. « L’objectif de cette action, c’est de faire réagir, pas de tirer à boulets rouges sur l’État », explique à France Info Joyce Pitcher, l’avocate des parents, qui conclut, « pour que les élèves apprennent en classe et puissent bénéficier d’un enseignement sérieux ». Il y aurait plus de 200 dossiers similaires qui attendent d’être traités partout en France.

Les absences sont d’autant plus préjudiciables qu’elles dépassent parfois la centaine d’heure non assurées dans certains établissements, du lycées au primaires, alors que le niveau de l’enseignement est déjà en baisse notable dans les classements mondiaux. Au point donc, de faire régir le président de la République, tout comme la première ministre, Élisabeth Borne, qui va jusqu’à promettre que chaque absence de professeur fasse l’objet d’un remplacement dès septembre 2023.

Un pari arithmétique

Avec 15 millions d’heures annuelles perdues à l’école d’après l’Education national, son ministre de tutelle Pap Ndiaye tente de colmater la brèche tant bien que mal. Le 21 avril sur France Inter, il a proposé une nouvelle formule : « c’est le trou dans l’emploi du temps qui sera remplacé »,...

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