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En cas de condamnation, le ministre Alain Griset n’entend pas démissionner

17/09/2021

ARTICLE. Alain Griset, renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris, ne démissionnera pas s’il était finalement condamné par la justice pour sa « déclaration incomplète ou mensongère de sa situation patrimoniale ». Il s’en remettra à Emmanuel Macron, celui-là même qui promettait une « République exemplaire »…

En cas de condamnation, le ministre Alain Griset n’entend pas démissionner


« Je continuerai tant que le président me fait confiance » a promis Alain Griset, le ministre des PME, au micro de FranceInfo ce jeudi 16 septembre. C’est une déclaration rarissime dans l’ère politique post Bérégovoy. La Macronie a déjà mis à mal la règle tacite — toutefois non gravée dans le marbre de la loi — qu’un ministre mis en examen se voie dans l’obligation de démissionner. En ce qui concerne Alain Griset, son procès pour des déclarations de patrimoine et d’intérêts incomplètes doit s’ouvrir le mercredi 22 septembre.

C’est un procès qui risque de coûter cher à une crédibilité présidentielle déjà durement entamée. Convoqué le lundi 30 juillet par le tribunal correctionnel de Paris, le ministre avait déclaré : « J’ai eu la confiance renouvelée du président de la République, du Premier ministre, je les en remercie. J’attends sereinement cette convocation ». Une convocation rarissime, où le ministre risque gros.

171 000 euros non déclarés à la HATVP

C’est la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qui a saisi la justice. L’organisme qui recueille les déclarations de patrimoines des élus a constaté un manque dans la déclaration d’Alain Griset. Un oubli tout sauf anodin : 171 000 euros détenus dans son plan d’épargne en actions (PEA), principalement — 130 000 euros — issus du bureau de la Confédération nationale de l’artisanat des métiers et des services (CNAMS) du Nord, et datés de 2019.

Pour la HATVP, cet « oubli » peut être destiné à dissimuler un éventuel conflit d’intérêts. Le ministre des PME se défend de toute malhonnêteté, plaide la maladresse et entend profiter de cette convocation pour « ​apporter des éléments de clarification ». Et s’en remet à la décision d’Emmanuel Macron à l’issue de cette comparution. Un ministre condamné, toujours en...

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