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Éric Dupond-Moretti se défend face aux attaques de laxisme contre la justice

20/05/2021

ARTICLE. À l’Assemblée nationale, Éric Dupond-Moretti a tenu à défendre la Justice face aux attaques de laxisme qu’elle subit en ce moment. Les magistrats rappellent que la police n’est pas non plus exempte de reproches.

Éric Dupond-Moretti se défend face aux attaques de laxisme contre la justice

Une grosse tension règne entre les forces de l’ordre et la justice. Mardi, acculé par les députés de l’Assemblée nationale, Éric Dupond-Moretti s’est défendu de tout laxisme. Au sujet de l’opposition entre les magistrats et les policiers, le garde des Sceaux a rétorqué que si les “syndicats de police demandent que les forces de l’ordre soient respectées (…) la justice, elle aussi, mérite le respect.

J’entends aujourd’hui, face aux critiques, être l’avocat de la justice, trop facilement coupable, aux yeux de certains, de tous les maux de notre société”, poursuit Éric Dupond-Moretti face aux députés. Une réponse à ceux qui vilipendent l’institution. La multiplication des faits divers récents a alimenté cette impression diffuse d’une justice qui serait trop clémente vis-à-vis des délinquants. Faux, répond le ministre de la Justice qui démontre que 113.000 années d’emprisonnement ont été prononcées entre 2016 et 2019, contre 89.000 entre 2001 et 2005.

Des faits divers dramatiques

Mais comment expliquer alors qu’un Français sur deux n’ait pas confiance en la justice ? Ce sondage de l’IFOP paru en 2019 expliquait en outre que 62 % des sondés considéraient qu’elle fonctionnait mal. Le point névralgique du débat était résumé par cette appréciation : seulement 34 % estimaient que les juges prononçaient des peines adaptées. Cette défiance est sans cesse alimentée par les faits divers. L’actualité récente est venue alimenter ce ressentiment.

Il y a eu tout d’abord l’arrêt de la Cour de cassation qui a conclu le 14 avril à l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, juive de 65 ans. Battue, elle avait été défenestrée en avril 2017. D’après les psychiatres audités, son meurtrier avait été victime de bouffée délirante causée entre autres par la consommation de cannabis. Les praticiens ont donc conclu à une altération totale du discernement, privant ainsi...

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