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L’Académie française vent debout contre la nouvelle carte d’identité bilingue

07/01/2022

ARTICLE. L’Académie française réclame l’arrêt de la nouvelle carte nationale d’identité sous son format actuel. Les Quarante estiment que l’anglais n’a pas à occuper une telle place dans ce document administratif et envisagent d’exiger son retrait devant le Conseil d’État.

L’Académie française vent debout contre la nouvelle carte d’identité bilingue


Le sort de la nouvelle carte d’identité bilingue (français/anglais) est-il sur le point d’être tranché par la justice ? Nous n’en sommes pas encore là, mais l’Académie française l’envisage très sérieusement. C’est ce qu’il ressort de l’article publié le mercredi 5 janvier dans le Figaro, qui interrogeait pour l’occasion l’académicienne Hélène Carrère-d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’institution. Diagnostic sans appel : l’historienne voit dans le nouveau format de la carte d’identité française “une violation de la loi de 1994 faisant du français la langue des documents administratifs” ainsi qu’une remise en cause de l’article 2 de la Constitution : « la langue de la République est le français ».

Trop d’anglais tue le français. C’est en tout cas la position de l’Académie française, qui entend bien voir l’exécutif faire marche arrière. Dans son viseur, les nouveaux libellés présents sur la nouvelle carte d’identité française, délivrée depuis le mois d’août 2021. Sa création avait été annoncée en grande pompe le 16 mars 2021 par un communiqué de presse du ministère de l’Intérieur. Pour être conforme à une directive européenne de 2019, elle comporte plusieurs éléments traduits dans la langue de Shakespeare, comme le nom, le prénom, le sexe, la date de naissance…

L’affaire portée devant le Conseil d’État ?

Problème : elle aurait dû (ou plus précisément, pu) en comporter bien moins. Seul le titre « Carte d’identité » devait obligatoirement être traduit conformément à cette directive européenne. La Macronie a décidé dans l’un de ses élans mondialistes auquel elle est coutumière, d’aller bien au-delà de ce qui lui était demandé : « qui a décidé de mettre à égalité le français et l’anglais dans ce document ? » s’interroge alors Hélène Carrère-d’Encausse. Une bien étrange poussée de zèle, mais finalement assez peu surprenante pour qui connaît la majorité...

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