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Le candidat Xavier Bertrand affirme se retrouver "pleinement" dans le traité d’Aix-La-Chapelle

12/07/2021

ARTICLE. Interrogé vendredi 9 juillet par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, Xavier Bertrand a affirmé se retrouver "pleinement" dans le traité d'Aix-la-Chapelle de janvier 2019. Macron a-t-il trouvé plus maastrichien que lui ?

Le candidat Xavier Bertrand affirme se retrouver "pleinement" dans le traité d’Aix-La-Chapelle

En visite en Allemagne ce vendredi 9 juillet pour rencontrer Armin Laschet, candidat de la CDU au poste de chancelier, Xavier Bertrand a rappelé son attachement au traité d’Aix-La-Chapelle, ou traité sur la coopération et l'intégration franco-allemandes. Interrogé dans la foulée par le quotidien libéral Frankfurter Allgemeine Zeitung, le président des Hauts-de-France déclarait ainsi que « le traité d’amitié Aix-la-Chapelle » était pour lui « le socle d’une relation franco-allemande » dans laquelle il se retrouvait « pleinement ». 

Le traité d'Aix-la-Chapelle, beaucoup de symbolisme, peu d'effets

Le traité bilatéral d'Aix-la-Chapelle, signé le 22 janvier 2019 par le Président Macron et Angela Merkel avait été alors jugé “peu” ambitieux par les maastrichtiens de tous poils. Très attendu par le Président Macron depuis son discours sur l’Europe prononcé à la Sorbonne (2017), plaidant à l’époque pour une « impulsion franco-allemande décisive et concrète », le traité consistait en une reprise, un élargissement du texte signé en 1963 par Adenauer et De Gaulle. C’est donc dans un contexte post-Brexit de «montée du populisme » que le texte fut ratifié par le président français et la chancelière allemande, depuis l’ex-capitale de l’Empire carolingien (tout un symbole !).

Par ce traité, les deux pays entendaient avant tout convenir d’une « clause de solidarité », une « clause de défense mutuelle qui reconnaît qu’une agression, une menace portée sur l’un des deux pays sera vue comme une agression, une menace par l’autre pays qui mettre tout en coeur pour aider son partenaire ». Il s’agissait donc d’établir entre les deux pays un principe inspiré de l’esprit des traités de l’Otan et de l’UE. Le traité avait également pour principal objectif de s’assurer que la France soutienne l’Allemagne pour qu’elle obtienne un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU…

Seulement, force est de constater que cette “amitié franco-allemande” est...

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