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Non ! L’élection présidentielle n’est pas un concours de beauté

10/01/2021

OPINION. La France a failli disparaitre deux fois : avec le Traité de Troyes en 1420 qui la donnait aux Anglais et en 1940. Par deux fois ce fut une femme, puis un homme, providentiels. Ce fut aussi Gambetta, jeune immigré italien fraichement naturalisé, qui refusa la défaite de 1870. Que firent-ils ? En un mot, ils se comportèrent comme un chef.

Non ! L’élection présidentielle n’est pas un concours de beauté

En 1975, la Trilatérale publie un rapport sur la crise de la démocratie concluant qu’elle n’est possible qu’en période de forte croissance économique, car en récession les sociétés deviennent ingouvernables face à la complexité du monde et la croissance des demandes des citoyens. Elle renouvelle cela en 2008, en pleine crise de Lehman Brothers, lors d’un sommet à Paris où elle proclame « Sauvez l’Europe de la tyrannie des référendums » et en appelle au despotisme éclairé. Pour autant, bien sûr, que ce soit elle qui fournisse l’éclairage. Cela donne naissance à ce que le professeur Alasdair Roberts a appelé « la logique de discipline »(1) : les marchés doivent réguler le développement et le fonctionnement des sociétés pour éviter la perturbation par la démocratie, brouillonne et irresponsable par nature. Aux marchés les choses sérieuses, donc, et à la démocratie les choses futiles pour amuser les citoyens, ce que qu’Alasdair Roberts appelle les « concours de beauté ».

L’élection présidentielle de 2022 est-elle destinée à n’être qu’un concours de beauté ? Les premières velléités de candidature laissent à penser que oui. Des candidats annoncent des programmes qui ont pour vocation à ne pouvoir être appliqués face aux refus de l’Etat profond et de l’Union européenne.

La situation du pays requiert d’autres projets et d’autres pratiques : effondrement de l’Etat, corruption de la justice, champ libre à la terreur des bandes par un gouvernement qui agresse sa propre police, attentats continuels contre les libertés publiques, école publique en ruine, universités sous la coupe des idéologues, complaisance face au terrorisme islamique qui a juré notre perte, sabotage de notre modèle social par la submersion migratoire, un pouvoir médical discrédité par la corruption de ses mandarins… la liste est longue.

Cet effondrement général n’est pas nouveau. Il a été décrit par Marc Bloch...

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