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Paris, Poitiers, Strasbourg : quand tout opposant à EELV devient un "fasciste"

09/04/2021

EDITO. Paris est attaquée sur les réseaux sociaux. Avec la tendance #saccageparis, les internautes reprochent à la municipalité de laisser la ville se délabrer, ou pire, de la dégrader volontairement. Anne Hidalgo reprend alors la rhétorique de ses alliés Verts : ceux qui la critiquent sont d’extrême droite. Esquive grossière, mais efficace. Pour combien de temps, encore ?

Paris, Poitiers, Strasbourg : quand tout opposant à EELV devient un "fasciste"

La maire de Paris, Anne Hidalgo n’est pas contente. Les Verts d’EELV, non plus. Ils ont de quoi ! La démocratie flanche sous les coups de boutoir d’une population dont le tort impardonnable est de critiquer leurs moindres faits et gestes. Qu’il s’agisse de la maire de Paris, de Strasbourg, de Lyon ou bien encore de Poitiers, les élus "écolos" ont pris la fâcheuse habitude de jeter l'anathème du "fascisme" à quiconque oserait mettre en question le bien-fondé de leurs initiatives. Après tout, qui oserait dire du mal de ces maires qui ne veulent que faire le “bien” ? Forcément des populistes. Des trumpistes à n’en point douter. Voire, osons employer le terme : des « fascistes » ?

Imaginez. Touriste d’un soir à Paris, vous déambulez le long des rues. Voilà que le hasard guide vos pas sur le Champ de Mars. Il est 19 heures, le soleil n’est plus, et le ciel se teinte d’une couleur orange-pourpré. Quand soudain votre regard s’attarde sur des silhouettes qui se meuvent, furtives, à vos pieds. Ce sont des rats. Un, deux, trois, des dizaines de rats qui déambulent à ciel ouvert dans ce qui fut – jadis – la plus belle capitale du monde. Changement de décor, vous vous apprêtez à emprunter le métro, boulevard de la Chapelle, quand une forte fragrance d’urine vient chatouiller vos narines. C’est alors que vous distinguez d’étranges urinoirs à ciel ouvert, mobilier de bois entourés de végétaux morts et de flaques jaunâtres. Vous prenez alors le bus et remarquez à quel point la ville est jonchée de matériaux de chantier abandonnés, délaissé par une capitale qui se scarifie sous les tags et la crasse. Alors, écœuré, triste, vous saisissez votre smartphone, prenez un, voire plusieurs clichés, et vous les postez sur Twitter, avec le hashtag...

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