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Quel Etat de droit ?

OPINION. Hier, le Conseil constitutionnel a validé partiellement le projet de loi sanitaire prévu pour entrer en vigueur le 9 août. Outre quelques censures à la marge, le tour de force réside dans l’approbation de l’extension du passe sanitaire. Une décision aussi prévisible que scandaleuse pour l’essayiste Anne Sophie Chazaud.

Quel Etat de droit ?

Ainsi que nous l’annoncions dans notre dernière tribune pour Front Populaire et sur les réseaux sociaux, il était évident que le Conseil dit « Constitutionnel » auquel on prête par réflexe des qualités de sagesse qu’il n’a plus depuis belle lurette (à supposer qu’il les ait jamais eues), présidé par un vieux routier des scandales sanitaires, a validé – en retoquant quelques articles sur quelques marges insignifiantes - le Passe Sanitaire de la Honte, instaurant de fait une ségrégation de la population selon son statut vaccinal, mais aussi, et c’est plus grave, instaurant le contrôle électronique des faits et gestes quotidiens de la population désireuse de s’approprier ce qui lui appartient de fait : l’espace public.

On pourra se répandre en arguties juridiques infinies pour détailler les motifs casuistiques et jésuitiques de cette forfaiture du Conseil Constitutionnel, mais cela n’aura pas grande utilité pour comprendre ce qui se joue véritablement ici. Une partie non négligeable de la population cautionne cette bascule dans la Société de Surveillance, par inculture, par confort petit-bourgeois, par haine de classe aussi, souvent par désir bourdieusien d’afficher sa « distinction », par besoin obscène de se montrer toujours du côté du pouvoir, et parce que, disons-le clairement, le goût de la liberté n’est plus une priorité pour beaucoup de gens.

L’enjeu de ce Passe de la Honte n’est en rien sanitaire et en tout politique. Les pitreries vestimentaires de ce qui nous tient lieu pour encore quelques mois de Président de la République aisément grimé en influenceur prépubère sont là pour le démontrer pour qui ne le comprendrait pas. Le but est donc celui-ci : quoi qu’il puisse se passer (et toutes les données mondiales témoignent de la très rapide redescente de ce pseudo tsunami grippal), le pouvoir macronien cherche à montrer qu’il ne recule pas...

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