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Budget genré : la mairie de Lyon s’enfonce dans son délire progressiste

12/03/2021

ARTICLE. Ils l’avaient promis, ils vont le faire. Les élus verts de Lyon vont voter, le 25 mars, un budget dit “genré”. Un concept anglo-saxon qui vise à analyser toute mesure sous le prisme de la discrimination sexuelle. Un progressisme qui pourrait faire sourire, s’il n’était pas porteur de nombreuses dérives.

Budget genré : la mairie de Lyon s’enfonce dans son délire progressiste

C’était une promesse de campagne du camp Doucet lors des municipales 2020. C’était d’ailleurs la seule mesure affichée sur la thématique budgétaire. Elle s’intitulait : « Créer un budget ”sensible au genre” ». Ce 25 mars, elle sera votée en conseil municipal. Les Lyonnais qui ont permis à ce camp et ses idées d’arriver à la tête de leur ville ne peuvent donc pas critiquer l'exécution de cette mesure importée du monde anglosaxon. Lyon deviendra ainsi la première ville française de plus de 500 000 habitants à emboiter le pas à l’Australie, les pays scandinaves ou le Royaume-Uni.

Mais qu’est-ce qu’un budget “genré” ? Il s’agit d’un budget visant à promouvoir l'égalité entre les sexes. Concrètement, cela sous-entend que Lyon va analyser les 850 millions d'euros du budget de fonctionnement et d'investissement de la ville pour 2021, sous le prisme de l’égalité femme-homme. Chaque euro dépensé devra l’être sans discriminer les femmes. Les hommes sont priés de faire des efforts. Ils ne sont d’ailleurs jamais évoqués positivement dans les interviews d’élus lyonnais d’EELV.

Dans un premier temps, les élus écologistes entendent se focaliser sur le sport et l’éducation. Depuis quelques mois en effet, fleurissent en France des cours d’école “non genrées”. Un nom volontairement pompeux, visant à masquer le principal effet du réaménagement de ces espaces, à savoir : la suppression du terrain de football central que monopoliseraient les garçons, au détriment des filles. Sur ce sujet, Florence Delaunay, (EELV) adjointe en charge des droits et des égalités, ose le subterfuge suivant, pour le Parisien : “il ne s'agit pas d'interdire le foot, plutôt d'imaginer des récréations qui fassent plaisir à tout le monde, en organisant par exemple des activités jardinage”. Au journal Le Monde, sa collègue Stéphanie Léger, adjointe à l’éducation, a, elle au moins, le mérite...

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