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Des travaux d’intérêt général… dans des commissariats ?

10/06/2021

VOS IDÉES. Cette semaine, notre abonné nous a envoyé une proposition pour le moins singulière : obliger les mineurs délinquants condamnés à des travaux d’intérêt général à purger leur peine dans des commissariats. Est-ce faisable ? Est-ce une bonne idée ?

Des travaux d’intérêt général… dans des commissariats ?

Nous mettons à l’honneur aujourd’hui l’idée qui a recueilli le plus de mentions « j’aime » dans la section « vos idées » la semaine dernière (entre le lundi 31 mai et le dimanche 6 juin). Elle a été publiée le 2 juin par notre abonné Christian VASSEUR :

« Je propose pour les mineurs ayant commis des actes de délinquance, de les obliger, immédiatement après leur condamnation à des travaux d'intérêt général, à les effectuer dans nos commissariats de police. Cela aurait un triple avantage : 1) repeindre ou rénover des locaux souvent vétustes 2) de les avoir à l'œil, 3) d'être en contact pendant la durée du TIG avec nos forces de l'ordre et donc de mieux les connaître. De plus ils seront bien vus de retour dans leur quartier. 😉 »

En 1981, le ministre de la Justice Robert Badinter, dans une circulaire adressée aux procureurs, les appelle à n’emprisonner « que dans les affaires les plus graves ». En effet, les nombreuses amnisties et grâces collectives avaient permis, à l’époque, de réduire la surpopulation carcérale, phénomène que Robert Badinter voulait conserver à tout prix, y compris car il voulait imprimer sa politique pénale réhabilitative – plutôt que punitive – dans la société. Conformément à cet esprit, la loi du 10 juin 1983 introduit les travaux d’intérêt général comme peine de substitution à la prison.

Dès lors, le travail d’intérêt général (ou TIG) est conçu comme « une sanction pénale infligée par la justice à une personne [ndlr : d’au moins 16 ans] qui a commis une infraction » nécessitant le consentant du délinquant – autrement, il s’agirait de travail forcé. Le TIG peut-être une peine principale, complémentaire, de conversion ou d’obligation (en cas de sursis probatoire). Il s’agit concrètement d’un travail gratuit d’une durée minimale...

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