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Faut-il relancer la politique nataliste française ?

02/12/2021

DÉBAT. Dans une étude démographique parue cette semaine, l’INSEE prévoit qu’à partir de 2044, la population française entamera une lente décrue. Alors faut-il relancer la politique nataliste française pour enrayer ce phénomène ? C’est le débat de ce mercredi.

Faut-il relancer la politique nataliste française ?


Ce lundi 29 novembre, l’INSEE a publié une étude démographique intitulée « 68,1 millions d’habitants en 2070 : une population un peu plus nombreuse qu’en 2021, mais plus âgée ». L’organisme statistique note que, si la population française devrait continuer à croître sensiblement d’ici 2044 pour atteindre 69,3 millions d’habitants (contre 67,4 millions en 2021), elle devrait diminuer jusqu’à 68,1 millions d’habitants en 2070. Pour calculer ces évolutions, l’INSEE part du principe que le solde migratoire stagnerait à 70 000 habitants en plus par an, mais surtout, que l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) diminuerait jusqu’à 1,8 enfant par femmes (contre 1,87 en 2019).

La France connaît une lente diminution de cet indicateur. Devenue longtemps la bonne élève de l’Union européenne, avec 2,03 enfants par femmes en 2010, contre 1,78 en 1990, elle connaît une légère décrue depuis. Ce qui ne l’empêche pas, avec 1,88 enfant par femmes, d’être le premier pays de l’UE, devant la Roumanie et la Suède (1,76) loin devant l’Allemagne (1,57) et la moyenne de l’UE (1,56). Alors, y a-t-il péril en la demeure ? La France doit-elle donner un coup d’accélérateur à sa politique nataliste pour enrayer la machine démographique à décroître ?

Elle pourrait peut-être s’inspirer de la Hongrie. Ce pays a été lourdement frappé par le déclin démographique : en 2020 sa population s’élevait à 9,75 millions d’habitants alors qu’elle était de 10,7 en 1980. En 2010, son taux de fécondité avait atteint le 1,26 enfant par femme. En février 2019, Viktor Orbán a lancé un grand plan d’aide à la naissance de grande envergure, avec des prêts accordés par l’État et aux remboursements reportés voir annulés en fonction du nombre enfants faits par femmes, ou des exemptions d’impôt sur le revenu pour les femmes ayant quatre enfants ou plus.

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