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Islamisme à l’école : ce qu’on ne veut pas voir

06/09/2020

Auteur d’un sulfureux rapport en 2004 sur « les signes et manifestations d'appartenance religieuse dans les établissements scolaires » Jean-Pierre Obin, ex-inspecteur de l’Education nationale, dénonce dans Comment on a laissé l'islamisme pénétrer l'école (éditions Hermann) l’effrayant recul de la laïcité dans les établissements scolaires français depuis la fin des années 90.

Islamisme à l’école : ce qu’on ne veut pas voir

Les résultats d’un sondage commandé cette semaine par Charlie Hebdo à l'IFOP sont clairs : 40 % des musulmans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République. Un chiffre qui n’étonne pas Jean-Pierre Obin, qui a durant 20 ans vu la laïcité de plus en plus rejetée de la part des jeunes musulmans au sein des établissements scolaires et la montée chez ces derniers d’un intégrisme identitaire, politique, religieux et radical. Dans sa carrière, cet ancien inspecteur de l’Education nationale a tout vu : de la négation de certaines parties du programme en histoire et en biologie aux demandes spécifiques concernant l’alimentation, en passant par le refus de certains de serrer la main d’une personne de l’autre sexe ou encore celui de la mixité en éducation physique. Dans son livre, Comment on a laissé l'islamisme pénétrer l'école (éditions Hermann), on apprend que deux professeurs sur cinq ont observé dans leur école, collège ou lycée « des incidents liés à la contestation du principe de laïcité ».

Comme dans ce collège de Lyon, dont les élèves juifs ont été victimes pendant plusieurs mois de violences de la part d’élèves d’origine maghrébine. Les sanctions, dont plusieurs exclusions infligées à ces derniers n’ont eu que pour but de renforcer les agressions qui se sont ensuite produites sur le chemin du collège. Un phénomène qui a des conséquences : la déscolarisation des enfants de confession juive des écoles publiques à la faveur du privé. Le phénomène est tel que des études ont même chiffré ces départs contraints : en une quinzaine d’années, près des deux-tiers des 100 000 élèves juifs ont été déscolarisés de l’enseignement public et sont allés vers l’enseignement privé. Ce qui a entraîné le déménagement de familles juives vers des secteurs scolaires particuliers, notamment le nord-ouest et le...

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