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Le sport de compétition est ouvert aux athlètes transgenres

07/12/2021

ARTICLE. En novembre, une athlète de volleyball transgenre a reçu sa licence pour jouer dans son club de Chaville (Hauts-de-Seine) et participer aux compétitions de Nationale 2. Contrairement à ce qu’affirmaient Checknews (Libération), FranceInfo et Arte en réaction à l’un de nos articles, FrontPopulaire.fr avait bien raison quand il évoquait les conséquences d’un amendement voté en mars.

Le sport de compétition est ouvert aux athlètes transgenres


Depuis deux semaines, d’après RMC Sport, une volleyeuse transgenre licenciée à Chaville dans les Hauts de Seine peut désormais participer aux compétitions de Nationale 2 auxquelles participe son club. Il s’agit de la première joueuse de volleyball transgenre à participer à une compétition. D’après le club, « dans le règlement fédéral, il n’y a pas de prérogatives, à ce qu’un joueur transgenre puisse être licencié à partir du moment que sa carte est bien du sexe féminin ou masculin ».

En mars, l’Assemblée nationale avait adopté en première lecture un amendement du député (LREM) de Charente-Maritime Raphaël Gérard qui visait « à offrir les mêmes garanties de protection aux personnes transgenres dans l’accès à la pratique sportive que celles déjà offertes aux femmes ». L’intéressé avait également tweeté : « si la participation des sportifs #trans aux compétitions fait aujourd’hui débat au niveau international, des leviers peuvent être identifiés au plus proche du terrain pour développer la pratique amateure (sic) ».

Nous avions alors expliqué ce que cachait ce texte : la possibilité offerte aux femmes transgenres de participer aux compétitions, au même titre que les femmes biologiques. C’est alors que nous avions eu à faire face aux debunkages de Libération Checknews, FranceInfo et Arte. Interrogé par leurs soins, Raphaël Gérard avait alors expliqué que cet amendement concernait « le sport de loisir et pas la compétition de haut niveau, dont les règles sont instaurées par les fédérations internationales ». L’amendement ne visait d’après son auteur qu’à offrir aux femmes transsexuelles la possibilité « de participer aux mêmes entraînements que les femmes ».

L’équité sportive sacrifiée sur l’autel de l’inclusivité ?

Nous avions alors interrogé Régis de Castelnau. Pour l’avocat et contributeur régulier au site et à la revue Front Populaire, il n’y avait pas d’ambiguïté : «...

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