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Quand la radicalisation s’immisce dans les services publics

19/09/2020

Co-auteur d’un rapport parlementaire en 2019 sur la radicalisation dans les services publics, le député Éric Diard a depuis poursuivi ses investigations. Il en résulte un livre-enquête dans lequel il analyse l’étendue du phénomène dans plusieurs secteurs dont les prisons, les hôpitaux, la police, la gendarmerie et les transports.

Quand la radicalisation s’immisce dans les services publics

En France, 8 132 personnes sont fichées pour radicalisation auprès des Renseignements. Dans Radicalisation au coeur des services publics, le député Eric Diard et le journaliste Henri Vernet ont auditionné de hauts fonctionnaires et de nombreux acteurs confrontés aux difficultés du terrain afin de rendre compte de cette réalité, ces individus radicalisés que la DGSI appelle de façon peu rassurante des “trous dans la raquette”. Dans leur ouvrage, les auteurs rapportent des phénomènes très « marginaux » dans la plupart des services publics, mais notent quelques « zones d’ombre », des dérives « communautaristes » et des « tentatives d’infiltration » qui ne sont pas encore évaluées à leur juste valeur par nos dirigeants. Même si d’après les statistiques le phénomène peut paraître marginal, il doit requérir toute l’attention des pouvoirs publics, car il ne remet pas seulement en cause l’un des principes fondamentaux de notre République, la laïcité, mais il ouvre également la porte à des risques importants pour la sécurité de notre pays et de ses citoyens.

Pour leur enquête, Eric Diard et Henri Vernet ont passé plusieurs mois à interroger des agents de l’armée de terre, de la police et de la gendarmerie. Ils ont pu avoir accès à des documents confidentiels de ces services publics qui ne sont touchés par la radicalisation que de façon marginale, mais qui en raison du caractère sensible de ces professions, inquiète davantage les autorités. Après une hausse des signalements en 2016, et une stabilisation en 2017, le nombre des signalements a baissé en 2018. Les cas soupçonnés concernent 0,05% des effectifs dans l'armée de terre. Chez les policiers, fin janvier 2020, 106 dossiers étaient en cours de traitement au niveau national. Dans la gendarmerie, au début du mois d’octobre 2019 il y avait une "vingtaine de cas en cours...

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