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Sorbonne : des réunions « féministes » interdites aux hommes

24/09/2020

ARTICLE. Un étudiant de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a relayé sur Twitter un mail de l’UNEF faisant la promotion d’une réunion interdite aux « hommes cisgenre ».

Sorbonne : des réunions « féministes » interdites aux hommes

Dans le monde pseudo-inclusif du gauchisme culturel, toutes les ségrégations ne se valent pas. Mardi 22 septembre, les étudiants de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ont reçu un mail de l’UNEF relayant le communiqué de rentrée du Comité féministe de Paris 1 (CFP1). Ce communiqué explique sereinement que les réunions organisées les 25 et 26 septembre prochains sont interdites aux hommes « cis-genre ». Dans la phraséologie postmoderne, un homme est dit « cis-genre » lorsqu’il ne différencie pas son sexe biologique de son genre, c’est-à-dire lorsqu’un homme (biologique) ne se considère pas, par construction, comme étant autre chose qu’un homme biologique.

Le comité entend « remettre les perspectives féministes au centre des préoccupations au sein de l’université ». Pourquoi pas… Encore faut-il se mettre d’accord sur les modalités. Et, avec le gauchisme culturel, c’est souvent là que ça commence à déraper. Le comité se revendique d’une gauche radicale « orientée autour de valeurs anti-racistes, anti-homophobie, anti-transphobie, anti-validisme », bref contre toutes les discriminations ? Justement, non. L’universalisme républicain est sans doute un peu trop inclusif pour le CFP1 et manifestement aussi pour l’UNEF qui s’en fait le relais.

D’où l’intérêt de sortir la carte joker de la « mixité choisie », concept lunaire qui permet de justifier tranquillement la discrimination biologique sous des atours progressistes : « Le comité est en mixité choisie, c’est-à-dire qu’il réunit tous types de personnes, cis, trans ou non-binaires, à l’exception des hommes cisgenres, dans l’objectif de créer un espace safe de discussion. Seul.e.s les étudiants.e.s de Paris 1 peuvent intégrer le comité. » Grand chelem : écriture inclusive, anglicisme (donc soumission revendiquée au monde anglo-saxon, minorité opprimée bien connue de l’échiquier géopolitique international) et discrimination des hommes du seul fait de leur identité biologique. Cette discrimination a d’ailleurs un nom ; la misandrie, parfait antonyme de la misogynie.

Aussi aberrants qu’ils paraissent, les comités en « mixité choisie » dérivent...

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