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Centrales à charbon : polluer moins pour polluer plus

13/10/2020

Même si la centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) devrait fonctionner au-delà de 2022, les 3 autres et uniques sites restant en France devraient fermer d’ici là. Et laisser place à des importations d’électricité plus polluantes encore.

Centrales à charbon : polluer moins pour polluer plus

C’est un numéro d’équilibriste auquel vient de se livrer lundi, Barbara Pompili, face à Jean-Pierre Elkabbach au micro de Cnews. Alors qu’elle affirmait que les centrales à charbon seraient fermées “d’ici la fin du quinquennat", le journaliste a rappelé le rôle important joué par la centrale de Cordemais, dont dépend la Bretagne en cas de pics de demande. Ce site, contrairement aux propos de la ministre, devrait bénéficier d’un sursis de quelques années.

Il y a quatre centrales à charbon toujours en activité à ce jour, à Cordemais (Loire Atlantique), au Havre, (Seine Maritime), Gardanne (Bouches-du-Rhône) et enfin, Saint-Avold (Moselle). La loi Énergie Climat du 8 novembre 2019 a sonné le glas de ces établissements, gravant dans le marbre leur arrêt d’ici 2022. Jugées trop polluantes, elles représentent à elles seules 30% des émissions de CO2 de la production électrique du pays, pour une production de 1,7% en 2017. Une donnée qui ne reflète pas leur potentiel réel car elles fonctionnent ponctuellement, au gré des pics de demande qu’elles viennent aider à satisfaire. En parallèle de ces annonces, des mouvements sociaux sont apparus sur chacun des sites. Donnant parfois lieu à des débats houleux, comme à Gardanne, où quatre syndicalistes de la CGT se sont retrouvés devant les tribunaux, en octobre 2019. Finalement, seule la centrale de Cordemais a obtenu un délai de la part de l’État. Elle pourra tourner à 10 % de son fonctionnement actuel, entre 2022 et 2024 voir jusqu’en 2026 maximum. Les retards de mise en marche de l'EPR de Flamanville, initialement prévu en 2022 et décalé à 2023, rendent le réseau breton ponctuellement dépendant du site de Cordemais. Sa fermeture entraînerait “un risque” pour le Réseau de transport d'électricité (RTE), contrairement au trois autres.

Approximativement 1 500 emplois directs et indirects sont concernés par ces...

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