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Mais qui a bien pu repousser les frontières de la Belgique de 2,2 mètres ?

08/05/2021

ARTICLE. La frontière franco-belge a bien failli être déplacée de 2,2 mètres. Une borne datant de 1819 a en effet été déplacée, sans que personne ne le sache, jusqu’à ce que des promeneurs ne s’en aperçoivent. Depuis cette découverte, et malgré l’emballement médiatique, le mystère demeure entier sur l’identité du coupable…

Mais qui a bien pu repousser les frontières de la Belgique de 2,2 mètres ?

Il y a eu des guerres déclarées pour moins que ça. Le mois dernier, trois passionnés d’histoire, en pleine chasse au trésor dans le bois du Féru (Nord), ont découvert l’horreur : la frontière franco-belge avait été déplacée. La Belgique venait de conquérir 2,2 mètres du territoire français, dans le silence le plus total. Une borne placée entre le village français Bousignies-sur-Roc (Nord), et le village Erquelinnes en Belgique avait été décalée. Depuis, le mystère demeure alors que l’affaire jouit d’une médiatisation internationale : mais qui a bien voulu agrandir la Belgique au détriment de la France ? Et pourquoi ?

La thèse de l’agriculteur coupable…

Un peu d’histoire, tout d’abord : en 1820, le traité des “Limites”, conclu entre le roi Louis XVIII et Guillaume Ier des Pays-Bas, est signé à Courtrai. Les deux parties y signent le tracé de la frontière, laquelle est incarnée en ce lieu précis, par une borne de 150 kilos, où est gravée l’indication : “1819”. Sur un côté, on remarque la lettre “F” qui symbolise le Royaume de France et de l’autre, le “N” pour celui des Pays-Bas (la Belgique n’existant pas avant 1830). Changer cette borne d’emplacement, c’est donc en effet changer les frontières entre les deux pays.

Dans un premier temps, les maires des deux communes sont tombés d’accord sur l’identité du coupable. Ce serait un agriculteur, propriétaire de terres, domicilié en Belgique dans la commune d’Erquelinnes. D’après David Lavaux, le bourgmestrede la petite ville belge, l’individu aurait voulu agrandir sa propriété. Côté français, Aurélie Welonek, maire de Bousignies-sur-Roc explique à France Bleu que l’agriculteur en question aurait décidé d’effectuer ce geste pour se simplifier la vie. Selon elle, la borne gênait le passage de son tracteur. Face à l’AFP, David Lavaux optait pour la diplomatie : “on va...

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