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Afrique : trois générations plus tard, nous y sommes encore ! (Partie 2)

21/02/2022

OPINION. Après le relatif échec de l’opération Barkhane, l’annonce jeudi du retrait des troupes françaises au Mali montre, selon notre lecteur, qu’il est temps que la France prenne ses distances avec l’Afrique. Analyse en deux parties (la première à lire ici).

Afrique : trois générations plus tard, nous y sommes encore ! (Partie 2)


Voyons le résultat de soixante années de géostratégie française, avec d’un côté, les coûts directs de la décolonisation s’accumulant depuis soixante ans : accusation constante de néocolonialisme et d’ingérences politiques, saupoudrage d’investissements et aides trop souvent considérées comme un dû, dont l’objectif postcolonial de nos bases militaires n’aurait que trop duré.

Et de l’autre côté, les gigantesques coûts indirects supportés en France, contrepartie impensée de l’immigration africaine sur le territoire français : présence surréaliste d’une main-d’œuvre bon marché qui tire vers le bas les revenus des classes moyennes françaises ; perte d’expertise technologique en raison notre incapacité à former dignement les étrangers qui veulent s’assimiler ; accueil douteux de migrants refusant les codes de la société française ; ressentiment de ces générations de nouveaux Français perdus entre leur histoire et la nôtre ; persistance des questions mémorielles postcoloniales, de véritables traquenards tendus à la France comme autant de rentes permanentes pour autocrates locaux en mal de légitimité ; et bien sûr, perte irréparable de notre identité civilisationnelle. Autant de sujets complexes que la France va devoir résoudre à coup de dizaines de milliards tous les ans pendant les deux ou trois décennies à venir ; et ce, tout en remboursant l’extraordinaire puits sans fond du « quoi qu’il en coûte » macronien.

L’Afrique est devenue un boulet pour la France

Tous les Germanopratins du dimanche objecteront en chœur la nécessaire sécurisation des produits stratégiques dont nous avons absolument besoin (uranium, pétrole, gaz, terres rares, etc.) ; autant de matières premières dont l’Afrique n’a plus l’exclusivité mondiale en raison de l’interpénétration des économies mondiales. De même, ils agitent sous notre nez circonspect l’absolue obligation de la défense des droits humains et valeurs universelles, auxquelles l’Afrique n’a jamais viscéralement adhéré si ce n’est au sein des institutions internationales. Ils invoquent la menace...

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