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Malaise collectif et individuel : l’air du temps est-il à la folie ?

02/05/2021

OPINION. Les nombreuses fractures ressenties à l’échelle de la société sont, selon notre abonné, souvent l’expression d’un malaise vécu plus personnellement. Pour lui, il faut guérir de nos turpitudes intérieures pour échapper au ressentiment et affronter le monde.

Malaise collectif et individuel : l’air du temps est-il à la folie ?

Les mensonges répétés des propagandes, la novlangue qui fabrique des mots pour inventer des ersatz de réalités, l’opacité des décisions politiques prises dans des cénacles irresponsables et hors d’atteinte, l’étendue et la généralisation des corruptions, les administrations pléthoriques et souvent inefficaces, la soumission politique aux experts et hauts fonctionnaires technocrates, les algorithmes qui orientent nos choix, les violences de la vie familiale et professionnelle, l’insécurité qui se diffuse dans le tissu social, l’enseignement en déroute et la véritable culture réservée à une minorité, l’immigration de masse qui puise les ressources et détruit le tissu culturel homogène qui fait l’identité d’une nation, la division du pays en multiples idéologies et identités de plus en plus antagonistes ou indifférentes les unes aux autres, la création de zones du territoire échappant à la loi commune et, pour parachever le tout, une pandémie qui incruste la peur et la méfiance dans toute notre vie quotidienne… Est-ce vraiment avec tout cela qu’on peut résister à un totalitarisme sournois et terrorisant, ressuscitant des visions du monde archaïques et régressives ?

Sommes-nous devenus fous ?

Les malades mentaux sont enfermés dans des institutions psychiatriques, mais la société regorge de fous en liberté, hommes et femmes : pervers narcissiques, sociopathes, paranoïaques, dépressifs à l’excès. Certains se font remarquer, d’autres sont plus discrets. La violence est leur langage de communication sous toutes ses formes : maltraitance, humiliation, abandon, culpabilisation.

Mais il faut bien dire que cette folie n’épargne personne. Nous avons tous été, plus ou moins, des êtres blessés dans notre vie familiale ou dans notre vie sociale. Certains ne s’en sortent pas trop mal, en claudiquant un peu et en surmontant leurs malaises grâce à une forme ou l’autre de résilience, mais d’autres s’enferment dans la haine, le ressentiment ou le retrait passif. Ils font du mal à...

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