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Pas de liberté pour les non vaccinés

OPINION. Si l’immunisation médicale devient un jour disponible, comment imaginer que le choix d’accepter ou de refuser d’être vacciné nous sera laissé ? L’État n’aura, dans ce contexte, aucune retenue pour conditionner la récupération de nos libertés à la présentation d’une attestation individuelle de vaccination.

Pas de liberté pour les non vaccinés

Parce qu’il n’a pas d’explication convaincante pour avoir, à l’issue du premier confinement, laissé nos ressources sanitaires en risque de saturation rapide en cas de reprise épidémique, le gouvernement change de justification pour nous claquemurer à nouveau. Il s’agit désormais d’éviter, non plus l’encombrement des capacités de réanimation, motif devenu secondaire, mais que trop de concitoyens aient à subir une forme grave de l’attaque virale ou y laissent la vie. Dans cette nouvelle vision des choses, qu’importe en effet l’inventaire des lits ou des effectifs de réanimation.

Inutile de stigmatiser ici le simplisme du slogan « Sauvons des vies », censé balayer toutes injonctions philosophiques, juridiques ou économiques d’épargner nos libertés alors que pour des êtres civilisés, la préservation des fonctions vitales des corps n’est pas séparable de celle des conditions de la vie en société. D’autres voix, d’autres plumes le dénoncent, même si leur message peine à s’imposer face à la peur du lendemain qui s’installe et s’amplifie, et à la désagrégation graduelle de nos relations interpersonnelles, minées par l’impératif de vigilance.

Prenons conscience, en revanche, de ce à quoi nous condamne chaque jour passé à ne pas nous rebeller en masse et puissamment.

Il est aujourd’hui clair que nos gouvernants n’ont pas d’autre réponse à opposer à la menace virale qu’un confinement saisonnier. Dans son adresse à la nation du 28 octobre, le chef de l’État a déclaré qu’il l’assumait – une posture que facilite incontestablement l’irresponsabilité que lui garantit l’article 67 de la Constitution.

Cette existence à éclipse, tenant davantage de la survie que de la vie, sera la nôtre jusqu’à l’avènement d’un vaccin.

Si l’immunisation médicale devient un jour disponible, comment imaginer que le choix d’accepter ou de refuser d’être vacciné nous sera laissé ? Depuis des mois, peut-être même des années, les Gaulois prétendument réf...

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