opinionsEcologie

Quelle opposition au courant écolo-gaucho-wokiste dominant ?

OPINION. L’idéologie de la cancel culture, qui a infiltré les universités et le mouvement écologiste, éradique toute opposition en s’imposant par la peur, ce qui rend très difficile sa contestation. La citadelle woke est-elle pour autant imprenable ?

/2021/09/cancel-5355845_1280


Alors que l’on peut souhaiter un débat politique à propos des affres environnementales et climatiques (celles qui dominent les stratégies énergétiques, de décarbonisation ou de conservation de la nature), il faut constater qu’il est en train d’être dépassé avant même de ne pas avoir eu lieu. Ce courant dominant actuel est une combinaison astucieuse, quoique sans génie créateur, d’écologisme et d’altermondialisme anticapitaliste et anti-progrès, d’ores déjà dépassés par le wokisme de la cancel culture qui supplante et éradique tout, mêmes les plus extrêmes positions du gauchisme habituel. C’est une sorte de Maccarthysme à l’envers.

L’establishment — composé des partis politiques, gouvernements, administrations publiques et ONG, ainsi que des cercles économiques et financiers —, en reste sidéré et s’agenouille devant toutes les revendications afférentes : déboulonnages de statues, interdictions de parole ou d’exercer. La peur est dissuasive de se faire traiter de salaud, à tort bien sûr, mais peu importe, ça touche. Cette peur fait avouer tous les crimes qui n’ont pas été commis, même ceux attribués à nos ancêtres. Elle est bien plus puissante que le courage d’assumer sa personnalité et sa propre culture. C’est pourquoi la plupart des leaders politiques ou économiques s’avèrent n’être que des suiveurs. Par ailleurs, comme la société se montre adepte des plus impossibles aspirations, par exemple la précaution absolue et l’élimination de tout risque, un narratif catastrophiste la terrorise facilement, mentalement, sans explosifs ni fusils. Les justifications utilitaristes sont abjectes qui saluent des mesures offrant un sentiment de réconfort au prix d’une obéissance sans borne et qui balaient négligemment le sacrifice de libertés fondamentales. Personne ne s’en trouve réconforté et chacun perd sa liberté.

Croyant possible de trouver un moyen de moyenner, les partis gouvernementaux des pays occidentaux soutiennent les politiques les plus écolo-gauchistes qui se voient ainsi parées de toutes les vertus. Dire timidement...

Vous aimerez aussi