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Comme une Sardine dans un Ruisseau

CARNETS DE CAMPAGNE. La course aux investitures a déjà commencé. Certains prétendants nous plaisent, d'autres nous affligent... et certains nous font simplement rire. C'est le cas de l'écologiste Sandrine Rousseau, ou plutôt – l'original méritant amplement sa parodie – Sardine Ruisseau. Troisième épisode des carnets de campagne d'Anne-Sophie Chazaud.

Comme une Sardine dans un Ruisseau


Rien ne pouvait laisser présager qu’une élection prenant place dans un contexte général aussi dégradé et anxiogène offrirait toutefois de nombreuses occasions de rire sauf à considérer, selon l’adage, que celui-ci incarnât bel et bien l’énergie du désespoir. Entre pandémie mondiale, dérives autoritaires, islamisme mortifère, chocs migratoires, chocs économique et social, choc environnemental - liste de calamités non exhaustive constituant l’épais maquis ronceux de notre paysage -, il existait par chance un petit personnage rigolo qui semblait s’être fixé pour objectif de distraire les Français de leurs tourments par le rire, le rire salvateur, dont on sait que la pratique quotidienne est excellente pour la santé et augmente notoirement l’espérance de vie.

Celle que les réseaux sociaux surnommaient désormais Sardine Ruisseau (de son vrai nom Sandrine Rousseau) depuis qu’elle s’était essayée à plusieurs reprises à produire un tweet d’hommage à Jean-Paul Belmondo sans jamais tout à fait y parvenir et pour finalement y renoncer (il faut reconnaître que la tâche, pour ne pas dire l’aventureuse cascade, était ardue : 280 signes, ce n’est pas à la portée du tout-venant), non sans s’être emmêlé les pinceaux dans le prénom du cher disparu que tout cela aurait probablement bien amusé d’un rire mâle et gaulois (horreur !), cette dame, donc, se présentait à la primaire écologiste en vue de l’élection présidentielle et avait manifestement décidé d’aider par la même occasion son prochain à retrouver joie de vivre et bonne humeur, dans un bel élan charitable. Et il faut bien avouer que cela fonctionnait merveilleusement, plus rien ne l’arrêtait, à chaque jour sa perle : grâce lui en soit rendue !

Pas davantage que de nos tourments il n’était hélas possible de dresser ici une liste exhaustive des propos drolatiques de Dame Sardine, lesquels finissaient toutefois par fournir une sorte de magnifique catalogue...

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