politiquePrésidentielles 2022

Des petits candidats et de petits présidents pour un (encore) grand pays

Henri ROURE

07/10/2021

OPINION. À six mois de la présidentielle, la campagne a officieusement bel et bien commencé. Mais le personnel politique qui défile depuis des années a-t-il l’envergure nécessaire et la profondeur historique qu’exige la fonction suprême ?

Des petits candidats et de petits présidents pour un (encore) grand pays


Des événements et des faits, conséquences d’engagements anciens et maladroits, m’amènent à considérer une relation entre la piètre envergure de la classe politique dans son quasi-ensemble — notamment des candidats à la présidence de la République — et leur irruption dans l’actualité.

La morale, notamment au plus haut niveau de l’État, est indispensable pour diriger un pays comme la France. J’entends par morale une adhésion totale à ces principes non écrits et pourtant intuitivement connus de tous, orientant vers le seul bien du pays et refusant le mal et les compromissions. Il ne s’agit pas d’une morale personnelle qui sans nul doute en est la matrice, mais d’une morale exigeante de l’homme politique dans ce qui doit être un engagement à résolument servir sa patrie. Or cette façon d’être est devenue rare tant les orientations politiques sont souvent les simples vecteurs de carrières et les programmes avancés, des promesses insipides d’apprentis gestionnaires, malgré le fait qu’elles soient pourtant prononcées avec l’air d’y croire. Bien évidemment, parvenir au sommet de l’État prouve une réussite personnelle, mais celle-ci doit être accessoire dans l’esprit du dirigeant ainsi choisi, face au devoir à accomplir. J’ajoute que le président ne doit pas être le seul à faire preuve de ce que d’aucuns pourraient appeler le « sens de l’État ». Tous ceux qui participent à l’exercice du pouvoir devraient partager, avec lui, ces aspirations vers un bien supérieur pour la nation. S’inspirant de l’histoire de France dans sa globalité, ils devraient chercher à être dignes des plus grands de nos dirigeants.

Or, dans le contexte politique actuel, nous pouvons craindre que celui qui se voit investi de l’autorité suprême, détenant ainsi une liberté supérieure à ceux sur lesquels il l’exerce, soit tenté d’en abuser à des fins personnelles ou pour des raisons étrangères à l’intérêt...

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