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Présidentielle 2022 : Mélenchon et LFI butent sur le défi des 500 parrainages

07/11/2021

ARTICLE. À moins de six mois des futures présidentielles, la France Insoumise est inquiète. Le parti de Jean-Luc Mélenchon peine à rassembler les 500 parrainages requis pour concourir. Un système dénoncé depuis plusieurs années par la LFI, sur fond de guerre froide avec le Parti Communiste Français, et qui pourrait lui être fatal cette année.

Présidentielle 2022 : Mélenchon et LFI butent sur le défi des 500 parrainages


À six mois des présidentielles, chaque candidat tente avec plus ou moins de succès d’obtenir les 500 parrainage d’élus, un précieux sésame qui leur permettra d’accéder au premier tour de la présidentielle. Malgré un très bon score – 19,3% -  aux présidentielles de 2017, Jean-Luc Mélenchon ne comptabilise pour le moment que quelque 250 parrainages, d’après Guilhem Serieys (LFI) chargé de la collecte à l’échelle du pays. Un résultat qui peut sembler étonnant de prime abord, mais qui était en réalité assez prévisible, tant la France Insoumise était en réalité dépendante des élus PCF, le parti de Jean-Luc Mélenchon peinant à s’imposer à l’échelon local.

Jean-Luc Mélenchon est en colère. Il n’aime pas les « notables », ces élus locaux qui détiennent du bout de leurs stylos le sort de sa candidature. Il leur reproche d’être des élus dépendants des partis, qui exerceraient sur leur tête une pression trop grande pour qu’ils leur désobéissent. Alors Jean-Luc Mélenchon propose de changer ce système : depuis plusieurs années, il milite pour un parrainage citoyen. Chaque candidat qui recueillerait 150 000 signatures de citoyens français pourrait se présenter au premier tour. Aujourd’hui, il leur faut le parrainage de 500 élus figurant sur une liste de 42 000 élus issus d’au moins trente départements ou collectivités d’outre-mer.

La LFI dépendante des « notables » ?

Le député LFI, Alexis Corbière, résumait la situation au JDD le 15 novembre 2020 : « Autant nous sommes à l’aise quand il s’agit de mobiliser des gens, autant c’est un autre boulot de mobiliser des notables », car « il y a un système de vassalisation, avec des maires de petites communes qui ont la trouille pour leur piscine, leur médiathèque ou leur gymnase ». Au-delà du portrait guère reluisant que peint le député se trouve...

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