sociétéGenreabonnés

87 milliards par an pour des "comportements virils" : le Haut Conseil à l'égalité perfusé au néoféminisme

10/06/2022

ARTICLE. Dans un récent rapport, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes veut conditionner l’octroi des financements publics à l’égalité entre les hommes et les femmes. Au-delà de cette étrange proposition, le HCE s’appuie sur des données très discutables.

87 milliards par an pour des "comportements virils" : le Haut Conseil à l'égalité perfusé au néoféminisme


L’État ne serait pas égalitaire. Sa gestion économique de la crise du Covid aurait été discriminante. C’est ce qu’affirme le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), instance rattachée aux services du Premier ministre, dans un rapport intitulé « Pas d’argent public sans égalité », publié ce mardi 7 juin. Un document qui s’appuie en grande partie sur des chiffres fantaisistes, et qui de fait, aboutit à des conclusions tout à fait biaisées.

Dans son propos liminaire, le HCE évoque les « 470 milliards d’euros [injectés] dans l’économie, au titre du plan de soutien » coordonné par l’État lors de la crise du Covid 19. L’instance consultative, fondée en 2013 sous François Hollande, s’indigne qu’aucune « donnée genrée » ne permette « de vérifier si l’ensemble de ces aides a été aussi bien dirigé envers les femmes qu’envers les hommes ». Le HCE s’appuie sur les données de la Fondation des femmes, et de son rapport « Le coût des inégalités en France » publié en mars 2022.

Réduire les surcoûts de la « virilité »

Il y explique que « les inégalités entre les femmes et les hommes » coûteraient « près de 118 milliards d’euros à la société ». Le HCE considère alors que « des financements publics conditionnés au respect de l’égalité et/ou sensibles au genre » seraient « un moyen de rendre l’action publique plus efficace ». D’une part on voit mal en quoi le coût des inégalités aurait un rapport avec l’action publique. D’autre part, à bien regarder le rapport de la Fondation, ce surcoût laisse perplexe.

L’époque est merveilleuse, car elle est créatrice de nouveaux métiers. Le rapport de la Fondation des femmes, organisme qui compte notamment la SNCF, l’Oréal, BNP Paribas, ou encore le gouvernement parmi ses « mécènes...

Contenu réservé aux abonnés

73 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

Chargement des commentaires...

Vous aimerez aussi

FP+