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Faut-il légaliser le "cannabis récréatif" ?

03/03/2021

DÉBAT. Une consultation citoyenne, lancée par une mission d’information parlementaire et rassemblant plus de 250 000 personnes, s’est prononcée en faveur d’une légalisation du « cannabis récréatif ». Aspects sanitaire, économique, légal, sécuritaire... ce sujet recouvre plus de questions qu’on ne l’imagine. Êtes-vous d’accord avec le résultat de cette consultation ?

Faut-il légaliser le "cannabis récréatif" ?

Aujourd’hui, son usage est strictement proscrit en France. Pourtant, 80,8% des personnes qui ont répondu à la consultation citoyenne souhaitent voir la loi évoluer vers une autorisation de la consommation et de la production de cannabis à usage récréatif dans un cadre prévu par l’État. 13,8 % des personnes se déclarent favorables à une dépénalisation, c’est-à-dire la suppression des sanctions pénales encourues par l’usage du cannabis. A l’inverse, seulement 4,6% souhaitent voir un renforcement des sanctions et 0,8% un maintien de la législation actuelle.

Parmi les répondants de cette consultation citoyenne, environ 30% des personnes déclarent n’avoir jamais consommé de cannabis. Au contraire, une majorité de répondant en ont consommé : 38,3 % affirment en consommer occasionnellement, 17 % régulièrement et 13,9 % quotidiennement.

Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), les Français sont les plus gros consommateurs de cannabis en Europe avec 21,8% des jeunes entre 15 et 34 ans qui ont consommé du cannabis au cours de l’année, et 44,8% des adultes (15-64 ans) ont déjà testé au moins une fois du cannabis, loin devant les autres pays, y compris les Pays-Bas, pays connu pour avoir une législation plus souple.

À l’heure actuelle, la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 dispose que « l'usage illicite de l'une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni d'un an d'emprisonnement et de 3750 euros d'amende ».Depuis cette loi, voulue par l’ancienne ministre de la Justice Nicole Belloubet, « l'action publique peut être éteinte (…) par le versement d'une amende forfaitaire d'un montant de 200 € ». La répression est plus sévère pour le trafic de cannabis, passible de dix ans d’emprisonnement et de 7,5 millions d’euros d’amende ; pour la fabrication de la substance en bande organisée, la peine peut atteindre trente années de...

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