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Génération identitaire accusé de crimes contre l’humanité ?

16/02/2021

ARTICLE. Contre Génération identitaire, le procureur de la République de Saint-Gaudens a décidé de faire appel à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre. Une mesure qui parait un brin excessive et qui masque mal la manœuvre politique.

Génération identitaire accusé de crimes contre l’humanité ?

Génération identitaire va devoir désormais faire face à l’OCLCH. Cet acronyme a pour signification “Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre”. Un nom qui impressionne. C’est le procureur de la République de Saint-Gaudens, Christophe Amunzateguy, qui a décidé de faire appel à cette unité rattachée à la sous-direction de la police judiciaire (SDPJ). Le magistrat a souhaité y avoir recours, pour favoriser des “analyses plus poussées”, mettant en cause des vidéos YouTube de membres de l’association d’extrême droite. Les participants s’y permettaient “des commentaires qui, à mon sens, entraient dans les qualifications pouvant être retenues comme provocation à la haine, notamment en ligne.

Une mauvaise nouvelle pour Génération identitaire, qui s’additionne à celle du 13 février. Se déclarant “scandalisé”, le 27 janvier, par l’opération menée par le groupe au sommet du col du Portillon, à la frontière franco-espagnole, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin avait annoncé ne pas hésiter à dissoudre le groupe si l’occasion légale s’y présentait. Le premier flic de France a enclenché la procédure le samedi 13 février, donnant à l’association “10 jours pour répondre au contradictoire”, comme le veut la procédure.

Pour l’égérie — caution ? —  de Génération identitaire, Thaïs d'Escufon, le mouvement se revendique de « l’agit-prop ». A savoir, d’un mode d’action fait de happenings médiatiques dans le but de susciter l’émoi et la réaction politique. C’est ainsi que le 19 janvier, une trentaine de militants parés de leurs doudounes bleues ont mené une “opération anti-migrants” sur ce col situé à quelques kilomètres de Luchon. “Armés” d’un drone, ils sont partis prétendument contrôler la frontière et “chasser le migrant”. Une opération très médiatisée, mais en réalité assez dérisoire comme l’a résumé le...

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