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Faut-il envoyer l'armée dans les banlieues ?

Signée en avril dernier par des milliers de militaires à la retraite, une tribune s’inquiète d’un risque en France de guerre civile, au cours de laquelle l'armée serait conduite à intervenir. Nous avons proposé à son rédacteur de débattre avec le président du mouvement République souveraine.

Faut-il envoyer l'armée dans les banlieues ?

FRONT POPULAIRE : Avec le recul, quel bilan tirez-vous de la tribune « Pour un retour à l'honneur de nos dirigeants » ?

JEAN-PIERRE FABRE-BERNADAC : Je vois avant tout un résultat médiatique. Je pensais que notre initiative toucherait 200 personnes tout au plus, mais grâce aux médias et à un ensemble de personnalités, des étages se sont rajoutés à la fusée pour former la « Lettre aux généraux », alors qu'au départ il s'agissait d’une « Lettre aux gouvernants ». Le résultat a dépassé nos espérances. Nous avons recueilli plus de 27 000 signatures de militaires à la retraite, dont plus de soixante généraux. À quoi s’ajoutent bien sûr tous les signataires civils qui étaient d’accord avec les termes de la lettre.

GEORGES KUZMANOVIC :C’est vrai que cette tribune a eu un fort écho et qu’elle a créé un débat. J’en note un aspect positif essentiel, qui je crois en a fait le succès : un retour à l’honneur et au devoir dans la classe politique, qui en manque effectivement singulièrement.
Ensuite, je reproche à ce texte de se focaliser sur un seul sujet, l’insécurité dans les zones urbaines paupérisées. En tant que patriote, j’ai été étonné que vous ne vous exprimiez pas sur d’autres atteintes graves contre la nation. Je pense notamment aux opérations de sabotage qui sont menées contre nos intérêts industriels en général et à l’industrie de défense en particulier par une classe politique dévoyée, à commencer par Emmanuel Macron qui a vendu Alstom, entreprise stratégique essentielle à notre souveraineté, à ses amis états-uniens et au profit de ses amis banquiers, ou Nexter, héritière des Arsenaux royaux, qui fabrique des chars et des canons et qui a été bradée au groupe allemand KMW. Autre exemple : sous François Hollande, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron...

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