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Presse qui roule, pas vraiment cool…

08/03/2022

EDITO. « Presse qui coule me casse les couilles, / Rédacteurs en chef relisez vos papiers / De vos sous-fifres chefs qui cherchent à exister, / À travers l'agression, pas pour l'information », chantait Florent Pagny,  amer et fatigué des accusations médiatiques à son encontre. C’était il y a trente ans et rien n’a en vérité changé.

Presse qui roule, pas vraiment cool…


J'ai à l’esprit deux anecdotes concernant notre revue, qui illustrent bien la manière dont tant de médias se sont mués au fil du temps en des machines à fabriquer l’opinion, voire des machines à tuer (pas seulement symboliquement -– on se souvient de Dominique Baudis, victime du harcèlement d’Edwy Plenel dans les colonnes du Monde, et de celui de Karl Zéro sur Canal+).

La première remonte à mai 2020. Depuis la fin du mois de mars, nous avions appelé avec Michel Onfray, dans la droite ligne de son travail d’éducation populaire, à la création d’une revue et à la possibilité pour tous les courants du souverainisme, de droite, de gauche, de nulle part et d’ailleurs, de pouvoir s’y exprimer et débattre. L’affaire faisait grand bruit et votre enthousiasme (30 000 abonnés fin mai 2020) nous avait permis de rendre possible cette aventure. Or, au lieu de se féliciter de cet enrichissement du pluralisme et de la possibilité d’une plus grande liberté d’expression, certains de nos « confrères » ont au contraire délibérément entrepris de nous salir, alors que le premier numéro n’était pas encore sorti et n’avait donc pas pu être jugé pour ce qu’il était.

Je pense au journal Le Monde qui titra que nous étions « la revue coqueluche de l’extrême droite ». Sur quelle base ? Parce que nous avions permis, en toute transparence, de savoir qui s’était préabonné à notre média et que sur les 10 000 premiers inscrits, cinq noms, qui avaient le malheur d’être étiquetés à l’extrême droite, ne plaisaient pas à nos contempteurs. Il ne s’agissait pas de cinq auteurs de la revue, mais de cinq abonnés ! Pour la première fois dans l’histoire de la presse, on jugeait ainsi un titre non pas à l’aune de ses écrits, mais de ceux qui...

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