Folie et décadence française, partie 4 : Le macronisme, une certaine idée du renoncement
CONTRIBUTION / OPINION. Au cours des bientôt dix années au pouvoir d'Emmanuel Macron, chacun aura observé l'érosion économique, politique, culturelle de la France, la lente désagrégation de l'excellence française d'hier et son déclassement. En un mot : la décadence. Quatrième et dernière partie de cette analyse.
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Dans la décadence française, il y a les chiffres et les lettres. Côté chiffre, il y a d’abord la dégradation de nos services publics, de notre système de santé, de notre système éducatif, de nos services régaliens, que les chiffres retranscrivent dans une froide réalité. En 2000, l’Organisation Mondiale de la Santé classait encore notre système de santé comme le meilleur au monde, c’était un autre temps, depuis près de 90% de notre territoire s’est transformé en désert médical, et nous avons chuté au-delà de la vingtième place dans le classement des systèmes de santé mondiaux en 2025 ; en 2000 toujours, au premier classement PISA, qui compare les performances des élèves de quinze ans du monde, le système français se classait à une honorable onzième place, deux décennies plus tard nous avons perdu quinze places, et entre temps, notre score a connu une régression inédite de 100 points (de 1500 à 1430 points pour nos élèves qui passaient le test, l’une des pires régressions parmi les pays de l’OCDE) ; la criminalité, elle, a également explosé, le criminologue Xavier Raufer rappelle que les tentatives d’homicide ont presque doublé (+60% !) depuis le début du mandat de Macron (il recommande de ne pas regarder le taux d’homicide, dont la stagnation s’explique essentiellement par les progrès de la médecine d’urgence et préfère mesurer les tentatives d’homicide).
Derrière la dégradation de nos services publics, évidemment l’explosion de notre dette publique, passée, de 60% du PIB en 2000 à près de 120% du PIB aujourd’hui ; le seul service de la dette nous coûte plus de 50 milliards par an, soit presque 10% du budget de l’état, nous consacrons de fait plus au paiement des intérêts de la dette qu’à notre défense. Le délitement de nos comptes publiques empêche évidemment que nous investissions dans la santé, dans...
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