opinionsCrise Sanitaire

Le monde d’après sans le nouveau monde

13/03/2021

OPINION. Absence de prévoyance, gestion managériale catastrophique, lourdeur administrative... La crise du Covid-19 a mis en lumière de nombreuses défaillances du « nouveau monde ». Notre abonné nous propose sa vision personnelle de la gestion de la crise sanitaire qui fêtera bientôt son sinistre anniversaire.

Le monde d’après sans le nouveau monde

Notre Etat français, comme d'autres, a montré quelques faiblesses face au SARS-CoV-2. Ce fut le cas dans sa maîtrise des stocks stratégiques sanitaires, et ensuite dans ce qui se résume à celle d'une pénurie. Sauf une, où il excelle, en tous cas dans son maniement, celle des parapluies. Notre piètre performance devant ce virus, révèle l'absence de culture du risque des responsables eux-mêmes, nommés ou élus, plus préoccupés de protéger leurs carrières, que d'assumer une communication efficiente et honnête vers des français prétendus trop immatures pour affronter la réalité, mais toujours assez pour payer taxes, impôt et voter pour eux.

Les assurances, les normes, la gestion de stocks, les flux tendus, les « supply chains » mondialisées, sont admis comme un standard managérial, certes natif en entreprise, mais pervers pour une autorité régalienne et qui ont montré leur nuisance en gestion de crise. On pourrait en dire marginalement autant des standards d'entretien d'infrastructures critiques depuis 40 ans, réalisations majeures héritées de nos ancêtres, dont le pire totem est aujourd'hui l'incendie de Notre-Dame-De-Paris : notre honte devant l'histoire.

Le soi-disant principe de précaution, le zéro risque, élevés au rang de mantra méthodologique imprégnant les strates administratives, ont montré cruellement leurs limites en situation d'urgence, mais sont de fait détournés au profit de la sécurité juridique des décideurs, et ne font donc que "plomber" les choix d'investissements et de fonctionnement des collectivités.

En outre, un commandement de crise ne peut, pour y satisfaire, gaspiller ses ressources en temps, personnels, matériels etc., sans échouer à sa mission, en l'espèce affronter une menace objective. C'est à cette culture là que l'on doit sacrifier quand on prétend parler de "guerre" à ses administrés. Les fantassins, fussent-ils de santé, ne montent pas au front sans casque, armes et munitions, en janvier on réquisitionne, en février on...

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