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Pénurie de professeurs : le nombre de candidats continue de baisser

07/09/2021

ARTICLE. Malgré la prime d'activité annoncée par Blanquer, le nombre de candidats aux concours de recrutement d’enseignants poursuit sa chute. Devant une crise du recrutement en pleine accélération, l’Éducation nationale multiplie le recours aux contractuels. Une solution qui est loin d’être tenable sur la durée…

Pénurie de professeurs : le nombre de candidats continue de baisser

Au fil des rentrées scolaires, une petite musique semble se répéter. Malgré la prime d’attractivité de 260 millions d’euros annoncée par Blanquer concernant 35% des enseignants, le risque de la pénurie de professeurs continue de planer. « Il y a dix ans, quelques matières étaient sous tension comme les maths ou les langues » constate Gilles Langlois, secrétaire national du syndicat Unsa. « Aujourd’hui le phénomène se généralise y compris chez les professeurs des écoles ».

30% de candidats en moins au Capes de mathématiques

Dans son rapport intitulé « réagir face à la chute du niveau en mathématiques : pour une revalorisation du métier d'enseignant » (juin 2021), le sénateur (LR) Gérard Longuet semble donner raison au propos du syndicaliste. Alors qu’en « trente ans, les élèves français ont perdu l’équivalent d’un niveau scolaire en mathématiques » d’après les premières ligne du document parlementaire, le nombre de candidats au Capes de maths a de son côté fondu de 30% entre 2010 et 2020.

Conséquence directe de cette pénurie de l’offre, le recrutement est de moins en moins sélectif. Cette année, la moyenne des notes des admis à ce concours s’élevait ainsi à 8/20. « De plus en plus de postes demeurent non pourvus à l’issue des concours, faute d’un nombre suffisant de candidats », déplore le sénateur. À noter que d’après la dernière enquête internationale Timss (2019), évaluant les performances en mathématiques des élèves de primaire et de collège, la France se classait dernière de l’Union Européenne et avant dernière de l’OCDE.

Une telle dégringolade ne semble plus être le privilège des mathématiques, le phénomène s’élargissant désormais aux sciences, à l’économie et même à l’anglais. « Les étudiants en anglais trouvent aujourd’hui des carrières bien mieux valorisées que l’enseignement dans le tourisme ou l’hôtellerie », constate Laurence Colin, proviseure...

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