Islamabonnés

Le parti vert colonisé par les décoloniaux

Par opportunisme électoral au sommet de l’appareil et naïveté gauchiste à la base, le parti Europe Écologie les Verts (EELV) s’est placé dans le sillage de l’islam politique. Anne-Sophie Nogaret détaille l’histoire de cette consternante compromission.

Le parti vert colonisé par les décoloniaux

Quel point commun y a-t-il entre Zakia Meziani, candidate voilée aux cantonales de Tourcoing en 2015, et le vote de 2,5 millions d'euros en mars dernier par la mairie de Strasbourg pour financer la construction d’une grande mosquée sous bannière turco-islamiste ? Qu’est-ce qui explique l’autorisation du burqini dans les piscines de Rennes et la présence d’une sénatrice de la République dans une manifestation à Paris où l’on crie « Allah ouakbar » ? Réponse : l’islam politique, certes, mais aussi et surtout EELV, qui lui accorde sa légitimité, son pouvoir local et de l’argent public.

LES VERTS ET L’ACTIVISME INDIGÉNISTE

Si la préservation de l’environnement peut en soi paraître idéologiquement neutre, il n’en va pas de même de l’écologie politique. Verts dehors, rouges dedans, les « pastèques » arpentent les mêmes platebandes que les Insoumis, à gauche de la gauche et, comme le député de La France insoumise (LFI) Éric Coquerel, ils savent localiser où se trouvent les voix manquantes, à savoir dans les « quartiers populaires » (dénomination idéologique désignant aujourd’hui les villes à forte proportion musulmane) qui votent peu et encore moins EELV. Confronté au plafond de verre du vote bobo, le parti écologiste se lance alors dans la pêche aux voix communautaires, suivant la stratégie initiée par le Parti socialiste (PS) il y a une dizaine d’années sur la base des pronostics du think-tank Terra Nova. Aujourd’hui, la stratégie d’EELV se réorganise autour du principe d’intersectionnalité, parachevant ainsi l’abandon par l’écologie politique française de l’universalisme républicain et de son corollaire, la laïcité. Issu il y a trente ans des campus américains, le concept d’intersectionnalité repose en effet sur un présupposé dogmatique, aujourd’hui largement étendu aux sphères du marketing et de la politique : les « minorités » seraient définies par des normes exclusivement posées en vue...

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