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Plaidoyer pour un (authentique) service public de l’énergie

Fin connaisseur du métier de l’énergie, Philippe Boineau se méfie du discours creux, voir fallacieux, des fournisseurs privés de gaz et d’électricité qui se proclament “leaders de la transition environnementale”. Et défend le “Programme progressiste de l’énergie” (1) proposé par la CGT pour faire renaître un service public de l’énergie qui assumerait la nécessité du nucléaire et serait placé sous le contrôle du peuple souverain.

Plaidoyer pour un (authentique) service public de l’énergie

L’écologie devient depuis plusieurs années un sujet majeur dans l’esprit ces citoyens et infuse jusque dans la sphère politique. Aujourd’hui, il semble effectivement incontestable que le développement accéléré des activités humaines a eu des effets délétères sur l’environnement, facilement observables par tout à chacun.

Quand je viens me ressourcer dans ma campagne du Poitou, je vois bien les changements subis par la faune et la flore. Les années se succédant, j’observe la disparition de certaines espèces ainsi que la prolifération de certaines autres. Ce qui me semble frappant est la vitesse à laquelle ces transformations s’opèrent, une espèce pouvant, une année, apparaître en surnombre, alors qu’elle sera pratiquement inexistante l’année suivante. Ainsi semble se confirmer une certaine rupture avec le passé. Je pense qu’il est important de mieux comprendre l’origine de ces mutations, d’en mesurer les conséquences pour finalement penser un modèle de développement des activités humaines qui permettrait de revenir à un équilibre écologique, à une sorte d’harmonie.

Quels sont les secteurs des activités humaines ayant indiscutablement une incidence sur l’équilibre écologique de la planète ? Ceux-ci sont nombreux et on peut citer les principaux : l’alimentation, donc l’agriculture et l’élevage ; l’exploitation des ressources naturelles comme le bois, le charbon, le pétrole, les terres rares, les métaux ; la consommation d’énergies produites à partir de ressources naturelles, mais aussi par d’autres moyens comme le nucléaire, l’hydroélectrique ou les différentes énergies renouvelables. Plus globalement, on doit sans doute également mentionner nos modes de vies, en le mettant en parallèles avec la démographie.

Si depuis plusieurs années, la plupart de ces secteurs d’activité ont engagé des réformes dans leurs modes de production et de fonctionnement afin d’atténuer leur empreinte écologique, il me semble que l’on fait délibérément abstraction du principal. En effet, personne ne remet en cause pour autant le...

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