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Pourquoi nous devons rebâtir un Front populaire contre la mondialisation

La crise sanitaire de ces derniers mois a provoqué une situation inédite qui entraîne de nouvelles réflexions sur notre organisation collective et la course du monde. Ces bouleversements font suite à une série de contestations sociales qui avaient déjà ébranlé la vie du pays. Il est temps de préparer l’avenir et voici pourquoi le Front populaire n’a jamais été aussi d’actualité.

Pourquoi nous devons rebâtir un Front populaire contre la mondialisation

D’une manière pour ainsi dire inédite dans l’histoire, la France a connu en un an et demi un nombre exceptionnel de crises qui ont paralysé le pays. Ce fut d’abord la révolte des Gilets jaunes, à l’hiver 2018-2019, puis les grèves records contre la réforme des retraites, à l’hiver 2019-2020 et, finalement, la pandémie du coronavirus. Quel est le point commun entre ces trois crises, si différentes à plus d’un titre ? Elles révèlent toutes en filigrane, dans des registres distincts, les mutations d’un monde marqué par un mouvement de globalisation sauvage et un néolibéralisme débridé qui érodent, année après année, les facultés de résistance de la puissance publique – abandon des services de proximité dans les campagnes ou les zones périurbaines, destruction du système d’entraide entre les générations, démantèlement de l’hôpital, etc. Il en découle l’incapacité des États à protéger leurs populations face au désordre ambiant ainsi qu’un fort sentiment d’impuissance des citoyens. Ces crises, aussi et surtout, pointent du doigt la fragilité des peuples souverains face à l’interconnexion généralisée des économies et à l’accélération des flux internationaux, dans un contexte où l’Union européenne constitue bien souvent une entrave aux autonomies locales et nationales. Peut-être est-il temps d’envisager un modèle de société alternatif qui prenne en compte les apories d’un système planétaire de plus en plus sclérosant, afin de rendre possible une meilleure coopération des individus au sein de la collectivité.

LA RÉVOLTE DE LA FRANCE D'EN BAS

Si l’on compare le mouvement syndical contre la réforme des retraites au mouvement des Gilets jaunes, qui l’a précédé d’un an environ, on peut estimer que ces deux révoltes sociales s’opposent sous plusieurs aspects. Alors que le mouvement des Gilets jaunes a émergé de manière spontanée et imprévue par la base, le mouvement contre la réforme des retraites marquait en quelque sorte le retour

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